La grille salaire aide soignante catégorie B 2026 repose sur un système indiciaire appliqué à la fonction publique hospitalière (FPH). Le traitement brut mensuel est calculé en multipliant l’indice majoré (IM) de l’agent par la valeur du point d’indice, fixée à 4,92278 € depuis le 1er janvier 2024.
À cela s’ajoute le complément de traitement indiciaire (CTI) issu du Ségur de la santé, ainsi que des primes variables selon les horaires effectués. Ce que perçoit réellement un agent dépend donc de trois paramètres distincts : l’échelon, la classe, et les conditions d’exercice.
Grille indiciaire aide soignant 2026 : brut mensuel par échelon
La carrière d’aide soignant en catégorie B est organisée en deux grades : la classe normale (12 échelons) et la classe supérieure (11 échelons). Les tableaux ci-dessous présentent les montants bruts mensuels calculés à partir des indices majorés et de la valeur du point d’indice à 4,92278 €, tels qu’ils ressortent des sources disponibles.
| Échelon | Indice brut (IB) | Indice majoré (IM) | Brut mensuel | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 389 | 373 | 1 836,20 € | 1 an 6 mois |
| 2 | 397 | 375 | 1 846,04 € | 1 an 6 mois |
| 3 | 416 | 377 | 1 855,89 € | 2 ans |
| 4 | 434 | 388 | 1 910,04 € | 2 ans |
| 5 | 452 | 401 | 1 974,03 € | 2 ans 6 mois |
| 6 | 468 | 414 | 2 038,03 € | 3 ans |
| 7 | 491 | 429 | 2 111,87 € | 3 ans |
| 8 | 510 | 444 | 2 185,71 € | – |
La progression entre le premier et le huitième échelon de classe normale représente une augmentation brute de près de 350 €. Cette progressivité est mécanique : l’avancement d’échelon est lié à l’ancienneté, selon les durées indiquées.
Du brut au net : comment se calcule le salaire net FPH
Le passage du brut au net n’est pas une simple soustraction de cotisations. Plusieurs éléments entrent dans le calcul, et leur cumul détermine ce qui apparaît sur la fiche de paie.
Le traitement brut sert d’assiette aux cotisations sociales : retraite (CNRACL pour les titulaires), CSG/CRDS, et cotisation maladie. Ces prélèvements représentent environ 15 à 17 % du brut pour un titulaire FPH, selon les sources disponibles. Sur un brut de 1 836 € (échelon 1), le net hors primes se situe autour de 1 484 € selon les données NetFonctionnaire.
Au traitement net s’ajoute ensuite le CTI Ségur, dont le montant mensuel est fixé par décret. Ce complément porte le net mensuel de l’échelon 1 à environ 1 737 € avec CTI inclus. Pour l’échelon 8 de classe normale, ce même net avec primes atteint environ 2 000 €.
Simulateur de net : les variables qui changent le résultat

Un montant net « avec primes » affiché dans une grille constitue une estimation, pas une garantie. Trois variables font varier ce résultat d’un agent à l’autre, et aucun simulateur ne peut les ignorer sans introduire une marge d’erreur significative.
- Le type de structure et le statut de l’agent : le CTI Ségur est attribué selon la liste d’établissements et de situations définie par décret. Un agent contractuel peut percevoir une indemnité équivalente, mais ce n’est pas automatique. Un agent en EHPAD public, en hôpital ou en structure médico-sociale ne se trouve pas nécessairement dans la même situation.
- Les horaires effectivement réalisés : les indemnités de nuit, de dimanche et de jours fériés s’ajoutent au traitement, mais dépendent du planning réel. Sur un mois avec plusieurs nuits et dimanches, le net peut dépasser de 200 à 500 € le net de base, selon les estimations des sources consultées.
- L’échelon de classement initial : pour les agents recrutés avec une expérience professionnelle préalable dans une fonction de niveau équivalent catégorie B, le décret statutaire prévoit une reprise partielle d’ancienneté. L’échelon de départ effectif peut donc être supérieur au premier échelon, ce qui modifie le brut dès la prise de poste.
Ces trois variables expliquent pourquoi deux aides soignantes embauchées la même année dans deux établissements différents peuvent afficher des nets mensuels différents, même en étant au même grade.
Classe supérieure : écart de rémunération avec la classe normale
L’accès à la classe supérieure se fait par promotion, après inscription sur tableau d’avancement. Cette promotion modifie l’échelon de reclassement et, par conséquent, le traitement indiciaire. Les premiers échelons de classe supérieure dépassent les indices de la classe normale à ancienneté comparable.
D’après les données disponibles, le net mensuel en fin de carrière (classe supérieure, échelons avancés) atteint environ 2 188 € à 2 370 € selon les primes incluses. L’écart entre un agent en début de classe normale et un agent en fin de classe supérieure dépasse donc 600 à 700 € nets mensuels, hors indemnités de nuit et de week-end.
Ce différentiel justifie l’attention portée au calendrier de promotion : un passage en classe supérieure en début de carrière, même d’un ou deux échelons, produit un effet cumulatif sur l’ensemble de la progression salariale.
CTI Ségur et primes : ce qui s’ajoute au traitement indiciaire
Le CTI issu du Ségur de la santé est le premier complément en valeur. Il est fixé par décret et s’applique aux agents titulaires et contractuels dans les structures éligibles. Son montant brut mensuel, intégré dans les simulations, représente une part significative du net final.
D’autres primes complètent le traitement :
- Indemnité de nuit : versée pour chaque nuit effectivement travaillée, elle s’applique sur une plage horaire définie réglementairement.
- Indemnité de dimanche et jour férié : calculée par jour travaillé, elle s’additionne aux autres primes sans plafonnement mensuel fixe.
- Prime de service : versée aux titulaires selon les règles propres à chaque établissement, elle peut varier d’un hôpital à l’autre.
Un net « avec primes » calculé sur un planning type nuit/dimanche peut dépasser de façon notable le net de base. La comparaison entre établissements ou entre secteurs public et privé doit donc toujours préciser si ces indemnités sont incluses dans le montant affiché.
La grille catégorie B 2026 fournit un point de départ fiable pour estimer sa rémunération. Le net réel reste conditionné par l’échelon de reclassement, les conditions de travail et l’éligibilité effective au CTI – trois éléments que seul l’employeur peut confirmer au moment de la prise de poste.

