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De l'information sur l'allergie:

Qu’est-ce qu’une allergie?

Une allergie se produit lorsque le système immunitaire devient anormalement sensible et réagit de manière excessive à une substance normalement inoffensive comme le pollen, une moisissure, les acariens de la poussière de maison ou un aliment. La propension génétique entre en jeu car les allergies ont tendance à tenir de la famille. L'allergie se développe lorsque l'exposition à certaines substances provoque la sensibilité. On appelle allergènes les substances qui causent des réactions allergiques.

Le système immunitaire produit divers anticorps. L'anticorps qui intervient dans une réaction allergique est appelé IgE. Lors d'une réaction allergique, les allergènes viennent en contact avec certaines cellules, les mastocytes, que l'on trouve dans les parois du nez, des poumons, de la peau et du tractus gastro-intestinal. Les anticorps IgE fixés à ces cellules libèrent plusieurs substances chimiques, y compris l’histamine, ce qui provoque une inflammation et les symptômes de l'allergie.

Tout dépendant de l'individu et de l'allergène concernés, les symptômes d'une allergie peuvent se manifester dans les voies respiratoires supérieures ou inférieures, la peau, le système digestif et d'autres organes. Chacun réagit différemment. Par exemple, dans le cas d'une allergie aux chats, une personne peut éprouver des symptômes qui affectent le nez alors qu'une autre aura une respiration sifflante.

Il y a des allergies qui se déclarent après qu'on ait été exposé à un allergène sans problème pendant longtemps. D'autres semblent se développer après une exposition de relativement courte durée. Certaines allergies durent toute la vie alors que d'autres peuvent disparaître avec le temps. Une fois la sensibilisation active, la meilleure façon de prévenir une allergie est d'éviter de s'exposer à l'allergène qui la provoque.

http://aaia.ca/fr/aboutAllergy.htm

Pour que l'allergie survienne, il est nécessaire qu'un premier contact ait eu lieu entre l'allergène et l'organisme du sujet (sensibilisation). C'est pourquoi c'est souvent le deuxième contact à l'allergène qui est le plus problématique.

On distingue différentes formes d'allergies:

  • L'asthme
  • Le rhume des foins (rhinite allergique)
  • La dermatite atopique, eczéma atopique, l'eczéma (en général)
  • La conjonctivite
  • L'urticaire
  • L'allergie aux médicaments
  • Les allergies alimentaires (souvent il s'agit en fait d'une pseudo-allergie=mauvaise digestion)

Comment se déroule une allergie ?

Lorsqu'une personne, présentant un système immunitaire sensible, est exposée à un allergène, une série d'événements se produit :


1. Le corps commence à produire des anticorps spécifiques, appelés immunoglobulines de type E (IgE), pour lutter contre les allergènes (par différents mécanismes comme la neutralisation).
2. Les anticorps attachés à l'antigène se fixent sur des cellules appelées mastocytes. Les mastocytes se trouvent en grand nombre dans les voies respiratoires ainsi que le tractus gastro-intestinal, endroits où les allergènes essaient de pénétrer dans le corps.
3. Ceci (étape 2) produit la libération de molécules comprises dans les mastocytes et sont responsables de la plupart des symptômes de l'allergie (libération d'histamine,...), induisant par exemple un nez bouché ou des yeux rouges.

http://www.creapharma.ch/allergie-causes.htm

L'asthme est une maladie inflammatoire non-contagieuse qui affecte les bronches

On retrouve dans l'asthme :

* une inflammation de l'épithélium bronchique, avec notamment un gonflement (œdème) ;
* une bronchoconstriction : contraction des muscles lisses bronchiques, ou spasme ;
* une hypersécrétion de mucus.

Tout ceci entraîne une obstruction partielle des bronches, donc une augmentation des résistances des voies aériennes (plus particulièrement des petites voies aériennes) et donc une augmentation du travail respiratoire.

La crise d'asthme est caractérisée par :


* Une difficulté respiratoire ou dyspnée ;
* Un tachypnée ou inversement une bradypnée, c'est-à-dire une augmentation ou une diminution de la fréquence respiratoire ;
* Un sifflement à l'expiration et/ou à l'inspiration (on parle de respiration sibilante) ;
* Une diminution de la saturation de l'hémoglobine en oxygène ;
* Une tachycardie ;
* Un tirage ;
* Une toux qui peut être chronique ou prédominer la nuit ;
* des crises qui peuvent apparaître après une activité physique inadaptée (on parle alors d'asthme d'effort ou plus précisément de broncho-spasme post-exercice)

L’asthme intermittent est défini arbitrairement par la survenue, au maximum, de deux crises brèves par semaine, et/ou deux épisodes nocturnes par mois, et un DEP supérieur à 80 %.

L’asthme persistant est défini lorsqu'il existe plus de deux épisodes par semaine, et/ou plus de deux épisodes nocturnes par mois, avec retentissement sur les activités courantes. Il peut être léger, modéré ou sévère.

L’asthme aigu grave met en jeu le pronostic vital

Chaque année presque 500 CANADIENS meurent pour cause d'asthme. La plupart des décès pourraient avoir été évités grâce à une éducation et une prise en charge adéquate. www.asthma.ca/adults/

Cliniquement, il existe au moins un des signes suivants :

* sensation de crise inhabituelle ;
* difficulté à parler (parle un mot à la fois)
* cyanose
* ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie)
* troubles de la conscience (confusion, coma)
* « silence auscultatoire » (absence de murmure vésiculaire à l'auscultation) ;
* une diminution du DEP (débit expiratoire de pointe ou Peak Flow) réduite de moitié par rapport au meilleur score du patient, ou de sa valeur théorique ; le DEP est le seul moyen objectif d'évaluation de l'intensité la crise d'asthme
* une résistance au traitement de la crise (bronchodilatateur d'action rapide) ;
* une fréquence respiratoire supérieure à 25/mn chez l'adulte, 30/mn chez l'enfant de plus de 5 ans, 50/mn chez les enfants de 2 à 5 ans ; voire une respiration faible avec pauses respiratoires
* une hypotension artérielle

Il convient d'en dissocier l'’asthme du nourrisson, qui se définit par l'apparition d'au moins trois épisodes de sibilance avant l'âge de trois ans. Un asthme du nourrisson disparait le plus souvent avant l'âge de cinq ans. Les muscles de la respiration, qui d'ordinaire ne sont sollicités que lors du remplissage (inspiration), doivent également fournir un effort lors de leur vidange (expiration active).

La crise d'asthme

La première et principale mesure thérapeutique est l'administration d'un bronchodilatateur de courte durée d'action, souvent le salbutamol ou la terbutaline, drogues dites béta-mimétiques qui provoquent une « détente » des muscles bronchiques et la réouverture des bronches (bronchodilatation).

L'administration se fait essentiellement par inhalation : aérosols doseurs ou poudres. La technique d'utilisation des aérosols doseurs doit impérativement être connue par le patient pour une efficacité maximum. L'utilisation de dispositifs spécifiques « chambre d'inhalation » facilite grandement l'administration des aérosols doseurs, en particulier chez l'enfant mais également chez l'adulte.

Toute crise qui ne cède pas au bêta-mimétiques rapidement doit entraîner le patient à consulter un médecin, voire à appeler les secours d'urgence en cas de crise inhabituelle ou avec des signes de gravité.

L’asthme grave

Un transfert médicalisé et une hospitalisation en urgence sont indispensables.

La prise en charge thérapeutique repose aussi sur les mesures suivantes :

* réentraînement à l'effort (activités physiques adaptées) pour repousser le seuil d'intensité d'exercice provoquant l'apparition du broncho-spasme post-exercice ; minimiser l'adaptation ventilatoire nécessaire pour une intensité donnée (moindre essoufflement à l'exercice) ; d'augmenter les débits bronchiques… lutter contre le déconditionnement d'une population qui minimise ses activités physiques par peur de la crise.
*agir sur la cause de l'asthme s'il est d'origine allergique, soit en réalisant l'éviction (= séparation) de l'allergène (par exemple se séparer de son animal domestique), soit en tentant une désensibilisation à l'allergène en cause. Les résultats sont bons avec les acariens, les pollens – moins bons avec les animaux.
* Afin d'éviter aux personnes asthmatiques de faire des crises d'asthme qui peuvent être graves (2000 décès par an), il est important que celles-ci suivent correctement leur traitement de fond (anti-inflammatoires notamment).
* Afin de pouvoir prévenir les crises, les asthmatiques peuvent utiliser un appareil (peak-flow) qui permet de mesurer leur débit expiratoire de pointe, témoin de l'obstruction des bronches et ainsi adapter leur traitement au résultat obtenu (prise de bronchodilatateur d'action rapide par exemple ou modification du traitement de fond en collaboration avec le médecin.)

http://fr.wikipedia.org/

L'asthme s'est largement répandu ces dernières 40 années dans les pays à style de vie occidental.

L'asthme affecte TROIS MILLIONS de Canadiens, don un MILLION d'enfants. C'est la principale cause d'absentéisme en à l'école.

www.asthma.ca/adults/

Seuls 11 % des personnes atteintes d'asthme disposent d'un plan d'action pour la prise en charge de leur asthme et seule la moitié d'entre elles le suivent régulièrement.

www.pulsus.com

RHINITE ALLERGIQUE:

L’allergie est une réaction anormale de l’organisme face à des substances qui sont normalement inoffensives. Ces substances que l’on appelle allergènes, peuvent être respirées, avalées ou elles peuvent entrer en contact avec la peau. Lorsqu’un allergène est absorbé, le corps le reconnaît comme un agent étranger et stimule des globules blancs pour qu’ils produisent des anticorps (immunoglobuline E (IgE)). Ces anticorps se fixent aux mastocytes qui emmagasinent une substance chimique appelée histamine. Les libérations résultantes dans la circulation sanguine d’histamine provoqueront les symptômes allergiques typiques

La rhinite allergique est une inflammation (due à un allergène) du revêtement intérieur du nez associée à de la conjonctivite et caractérisée par les démangeaisons ou écoulement du nez, des éternuements et de la congestion nasale.

D'autres symptômes peuvent aussi se manifester:

* Chatouillement dans la gorge oreilles bouchées
* Les yeux rouges et larmoyants
* La toux
* la fatigue ou la perte de concentration et d’énergie en raison du manque de sommeil
* Les maux de tête ou la sensibilité du visage

On la retrouve plus communément chez les personnes âgées de 20 à 40 ans. Elle touche environ 25% des jeunes adultes et entre 10% et 18% de la population nord-américaine

Il existe plusieurs types de rhinites allergiques :

La rhinite allergique

(que l’on connaît aussi sous le nom de rhume des foins) est une réaction allergique qui cause l’inflammation ou l’irritation des muqueuses des sinus, de la gorge, des yeux et de celles qui tapissent l’intérieur du nez. Il s’agit de la maladie allergique qui est la plus commune de toutes. Elle touche plus de 15 % de la population en plus d’être la raison invoquée dans 2,5 % de toutes les consultations médicales. Les coûts économiques et ceux en terme de soins de santé globaux qui y sont rattachés sont significatifs, tout particulièrement quant à l’absentéisme au travail ou à l’école de la part des gens qui en souffrent. Les symptômes font habituellement leur apparition lors de l’enfance et s’estompent vers l’âge de 30 ou 40 ans. Cet article traite des causes et des symptômes de la rhinite allergique ainsi que de la prévention et des traitements.

La rhinite allergique apériodique

est un type de rhinite chronique qui constitue un problème permanent, elle est souvent causée par des allergènes intérieurs, entre autres, par les poussières de maison, les acariens, les pelages d'animaux et les spores de moisissures. L'hérédité constitue également un facteur causal assez important. Selon différentes études, on estime des valeurs d'héritabilité allant de 37% à 84%.

La rhinite non allergique (vasomotrice)

sans cause allergique identifiable, se produit en raison d’une régulation anormale du débit sanguin nasal.

Une autre catégorie de rhinite peut aussi être mentionnée: la rhinite professionnelle, déclenchée par l'exposition à des substances au travail.

La rhino-conjonctivite allergique

Les yeux participent souvent à la symptomatologie. Les symptômes de rhinite sont: mouchage, éternuements, congestion, picottement nasal et dans la gorge, oreilles bouchées et parfois céphalées. Les symptômes de conjonctivite sont: picottements oculaires, larmoiement et les yeux rouges. Les symptômes peuvent être d'importance variable d'un individu à l'autre: certains seront peu dérangés, d'autres seront très incommodés, et manqueront des journées d'école ou de travail. De 10 à 15% des gens présentant une rhinite allergique présentent aussi de l'asthme. Une otite moyenne ou une sinusite peut parfois venir compliquer une rhinite allergique. 1

La rhinite sera traitée avec médicaments comme les antihistaminiques, les décongestionnants, les stéroides en inhalation nasale, le cromoglycate en goutte ophtalmique ou inhalation nasale peuvent soulager les symptômes.

Une hyposensibilisation ( immunothérapie ) peut souvent s'avérer très efficace, particulièrement en ce qui a trait aux allergies aux pollens et aux acariens.

Facteurs de risque

Antécédents familiaux : Lorsque les deux parents souffrent d’allergies, le risque que leur enfant soit lui aussi aux prises avec une allergie est de 50 %. Le risque augmente significativement lorsque les deux parents souffrent du même type d’allergie.

Taux élevés d’immunoglobuline E (IgE) dans le sang avant l'âge de 6 ans.

Exposition chronique ou significative à un ou plusieurs types d’allergènes qui causent la rhinite allergique.

Test par piqûre « prick test » positif.

Références : Association des Allergologues et Immunologues du Québec

(1) André Caron, M.D.,Allergologue

Nouveau procédé de diagnostic par biopuce

Les méthodes traditionnelles de caractérisation de l'allergie font souvent appel à des tests cutanés et/ou à un comptage complet des immunoglobulines E (IgE). Avec ce nouveau procédé de diagnostic par biopuce, on place environ 0,5 centimètres cubes de sang (8 à 10 gouttes) sur le dessus de la puce, d'une taille équivalente à une moitié de carte de visite. En l'espace de 40 minutes, on obtient alors un résultat qualitatif (quelles allergies?) et quantitatif (à quel degré?), décrivant l'état allergique du patient.

Futura-sciences
Par Matthieu Rosenberg

http://fr.wikipedia.org