Un survol de l'intestin et du système digestif

L'intestin peut se représenter comme un long tube qui s'étend de la bouche jusqu'à l'anus.
La paroi des organes du tube digestif est constituée de quatre couches concentriques:
la muqueuse, la sous muqueuse, la musculeuse et la séreuse. Elle est richement vascularisée et innervée.
Cette membrane et sa viscosité permettront à la nourriture préalablement mastiquée de se rendre jusqu'à l'anus tout en se transformant graduellement en substance nutritive et en déchet avec l'aide du système digestif.
L'appareil digestif comporte également des organes pleins, le foie et le pancréas, qui produisent des sucs digestifs qui se déversent dans l'intestin en passant par de petits canaux. Enfin, certaines parties d'autres systèmes (en l'occurrence, les nerfs et le sang) jouent un rôle majeur dans l'appareil digestif. Les aliments que nous mangeons, tels que le pain, la viande et les légumes, ne sont pas sous une forme que l'organisme peut utiliser pour se nourrir. Les aliments et les boissons doivent être transformés en petites molécules de nutriments avant de pouvoir être absorbées par l'organisme.
La digestion est l'ensemble des réactions par lesquelles les aliments et les boissons sont dégradés en leurs plus petites parties constituantes pour que le corps puisse s'en servir pour construire et nourrir les cellules et produire de l'énergie.

Tube digestif

Le système digestif

Première phase : (La bouche)

Cette phase débute en général par un sentiment de faim qui peut-être déclenché par plusieurs facteurs soit par la pensée, par l'odeur ou simplement par la vue de plats ou d'aliments qui suscitent notre appétit et font secréter nos glandes salivaires qui vont lubrifier ces aliments pour mieux leur faire franchir la deuxième phase.

Deuxième phase : (L'œsophage environ 40 cm ou 15 pouces)

Ces aliments qui pénètrent dans l'œsophage, grâce à une valve (l'épiglotte) qui se ferme et indique la bonne voie aux aliments et aux liquides et les dirigent vers l'estomac et non dans les voies respiratoires. Les muscles de l'œsophage vont servir grâce à leur contraction à poussée cette masse alimentaire vers l'estomac. On appelle ce mouvement le péristaltisme qui peut-être comparé à une vague qui pousse toute cette masse tout au long du tube digestif.

Troisième phase : (L'estomac)

C'est ici que commence une véritable opération de transformation des aliments. Les sucs (acides) gastriques décomposent les aliments en sucres, graisse, amidon et protéines. Cette transformation durera environ d'une à trois heures. (Digestion rapide ou lente). Une autre valve à sens unique appelée pylore laissera passer cette masse devenue semi liquide vers l'intestin grêle.

Quatrième phase : (L'intestin grêle 6 à 8 m ou 18 à 24 pieds)

Ici interviendront la vésicule biliaire et le pancréas avec la sécrétion de bile et de sucs pancréatiques et la présence de bactéries. C'est une phase importante car les nutriments sont ici absorbés par notre organisme à travers la paroi de l'intestin. (Les acides aminés, les acides gras et mono glycérides, les sucres simples et les amidons)

Cinquième phase : (Gros intestin ou côlon)

Le côlon qui à partir de l'intestin grêle se divise en trois parties soit la partie ascendante transversale et descendante conduit directement à l'anus. Le gros intestin emmagasine la balance des aliments qui n'ont pas été transformés en nutriment. De ces restes liquéfiés, l'eau sera absorbé par la paroi intestinale et la masse solide ou semi molle sera accumulée dans le rectum ou elle demeurera avant d'être expulsée sous forme de défécation ou selle.

Le processus de digestion jusqu'à l'accumulation des déchets dans le rectum, bien qu'il varie d'un individu à l'autre, dure environ 24 heures. L'estomac se vide en 2 ou 3 heures après l'ingurgitation de nourriture. Le processus de transformation des aliments en nutriment dans l'intestin grêle qui joue un rôle important dans la nutrition peut durer jusqu'à 4 heures dépendamment de différents facteurs.

Toutes ces activités dans l'estomac et l'intestin grêle produisent des gaz, que certains appellent des flatulences qui sont plus ou moins importante selon la nourriture ingurgitée. Le volume de gaz ainsi évacué est impressionnant. Une personne en santé peut produire jusqu'à 3 ou 4 litres de ces gaz quotidiennement.

CONSTIPATION

La constipation est l'évacuation anormalement rare des matières fécales (ou selles), dans la plupart des cas, elle est occasionnelle. Cette constipation s'accompagne parfois de flatulences et de douleurs abdominales et peut avoir pour cause de nombreux facteurs : stress, changement d'alimentation, certains médicaments, voyage, entre autres. Ce genre de constipation, la plupart d'entre nous l'avons connu. Elle peut-être traité par le choix d'un laxatif approprié suggéré par votre pharmacien ou votre médecin. Souvent un changement dans l'alimentation ou le mode de vie corrigera la situation.

CONSTIPATION FONCTIONNELLE

Elle peut être chronique (fonctionnelle) et se manifester de façon régulière pendant une période relativement longue. Elle est présente au Canada chez 15 à 17% de la population suivant certaines études. Elle est survient deux fois plus souvent chez la femme que chez l'homme.

CONSTIPATION CHRONIQUE

Une constipation est chronique si les symptômes suivant sont détectés depuis une période d'environ trois mois :

  • Moins de défécations par semaine
  • Efforts importants durant les défécations
  • Selles dures et grumeleuses présente dans au moins une défécation sur quatre
  • Sensation de douleurs au niveau de l'abdomen
  • Sensation de blocage au niveau du rectum

Il faut bien différencier la constipation chronique du syndrome du côlon irritable (SCI) qui présente souvent une amélioration des symptômes après les défécations.

LE SYNDROME DU COLON IRRITABLE (SCI)

Le tube digestif ne présente aucune lésion visible, il est normal anatomiquement mais le fonctionnement du colon est pathologique. Le syndrome du colon irritable est appelé aussi syndrome de l'intestin irritable, colite spasmodique ou colopathie fonctionnelle.

  • Le (SCI) est caractérisé par des sensations de douleurs abdominales pour au moins trois jours par mois durant les derniers trois mois. Les selles dures et grumeleuses alternes avec des selles plutôt molles souvent liquides, une fois sur quatre environ.
  • La nourriture non digérée, la bile et les sucs digestifs (1 à 2 litres) contenus dans l'intestin grêle atteindront le côlon après environ deux (2) heures. Le contenu du côlon ascendant et transverse passe de liquide à semi solide et sera expulsé à partir du sphincter de l'anus après une période de deux, trois ou quatre jours.
  • Le réflexe péristaltisme (une onde de contraction) facilitera la libération des selles en facilitant la relaxation du sphincter anal interne. Pour que les selles soient expulsées, la personne doit produire un relâchement volontaire sur le sphincter externe.

La constipation chronique peut-être attribuée à un transit (passage) lent, normal ou à un dysfonctionnement pelvien.

1- La constipation à transit lent est la cause de la plupart des constipations chroniques.
Elle survient souvent chez les femmes jeunes qui ont moins d'une selle par semaine. Un diagnostic médical s'impose. Un disfonctionnement du péristaltisme et de la motilité du côlon pourrait en être la cause. Le fait de la réduction de la vitesse d'évacuation des selles augmenterait l'absorption intestinale de l'eau au niveau du côlon et occasionnerait un durcissement des matières fécales.
2- Dans la constipation à transit normal, les personnes affectées souffre de ballonnements et ont souvent des sensations de douleurs abdominales. Les selles sont assez régulières, mais ces personnes éprouvent de la difficulté à évacuer les selles.
3- Le dysfonctionnement du plancher pelvien est plus rare et doit être référer à un gastro-entérologue.

Dès qu'une constipation autre qu'occasionnelle se manifeste (constipation chronique ou symptôme du colon irritable) une visite au médecin s'impose afin d'éliminer toutes maladies sous-jacentes.

Une constipation avec présence de sang dans les selles ou d'apparence douteuse, une constipation chez les personnes âgées de plus de 50 ans, chez les personnes anémiques, après une perte de poids importante devraient tous consulter un professionnel de la santé.

LA CONSTIPATION ORGANIQUE:

Causée par des maladies sous-jacentes. Habituellement sous surveillance d'un gastro-entérologue et du médecin traitant. Plusieurs pathologies peuvent être présentes :

Cancers de l'ovaire, de l'utérus, de la prostate, du colon ou du rectum.
Sigmoïdite
Fissure anale
Paraplégie
Maladie de Hirschsprung
Hypothyroïdie
Maladie de Crohn
Diabète

LA CONSTIPATION DU A CERTAINS MÉDICAMENTS:

Tout médicament peut avoir des effets secondaires indésirables : Voici quelques exemples :
1- L'amitriptyline
2- Les antiacides (contenant de l'alumine ou du calcium)
3- Le carbonate de calcium
4- Les anticholinergiques
5- Les antidépresseurs tricycliques
6- Les anti-inflammatoires non stéroïdiens
7- La cholestyramine o le colestipol
8- Les diurétiques
9- Le fer
10- Les antagonistes du calcium
11- Les opiacés
12- La phénothiazine
13- La phénytoïne
14- Le sucralfate
15- Les sympathomimétiques
16- Le bismuth

Cette liste n'est pas complète, vérifier avec votre pharmacien ou votre médecin en cas de doute si vous souffrez de constipation.

Le traitement de la constipation chronique et du syndrome du colon irritable

Suivant des symptômes ressentis par chaque malade, le traitement va être différent. Souvent le traitement des (SCI) repose sur une bonne hygiène de vie, sur l'arrêt de la prise des laxatifs et la rééquilibration électrolytique de l'intestin. Une évaluation du régime alimentaire des personnes souffrant de constipation chronique est nécessaire pour déterminer la consommation de nutriments et de fibres.

Une alimentation riche en fibre doit contenir environ 25 à 30 g de fibre par jour. Ces fibres doivent provenir de sources diverses : légumes, légumineuses, céréales, noix. Il est important d'augmenter la consommation de liquide avec l'ajout d'un régime riche en fibres (de 1 à 2 litres de plus par jour) Le son peut se substituer aux fibres pour les personnes qui ne peuvent pas consommer suffisamment de fibres (de 4 à 6 cuillérées à thé de son avec un verre d'eau ou de jus) Il est important pour une personne souffrant de constipation de prendre l'habitude des satisfaire ses besoins des que celui-ci se font sentir. Une routine tendra à s'établir et lui sera bénéfique. Éviter aussi une coutume répandue de prolonger le temps alloué à la défécation.

Il existe aussi des méthodes de rétroaction (biofeedback) pour la rééduquation de la motricité ano-rectale après un épisode de constipation chronique) et de relaxation qui pratiquées aident au bon fonctionnement de l'intestin.

TRAITEMENT MÉDICAL DE LA CONSTIPATION

1- Les laxatifs de lest

Le psyllium ou méthylcellulose en vente libre (Metamucil®, Prodiem® )dans les pharmacies agissent en retenant les liquides et augmentant la masse des matières fécales. Il y a possibilité d'allergie avec le psyllium, de flatulences et de ballonnements passagers. Ce laxatif est recommandé et s'avère être sûr et peut-être utilisé sur une longue période. Il faut par prudence, utiliser cet agent en petite quantité au début, et s'il ne provoque pas trop de flatulences ou de ballonnements, on peut augmenter graduellement sa consommation.

2- Les laxatifs osmotiques

Ils retiennent les liquides dans l'intestin par osmose, augmentant ainsi la présence de l'eau dans les selles. Font partie de cette catégorie, le lactulose, le PEG (polyéthylène glycol), l'hydroxyde de magnesium (lait de magnésie), la glycérine (sous forme de suppositoire), sulfate de magnésium ou sel d'Epsom. Ils peuvent aussi causer des nausées, ballonnements abdominaux, crampes et flatulences. Le lactulose améliore la fréquence et la consistance des selles. Le PEG est plus utilisé comme lavage intestinale avant une chirurgie ou un examen.

3- Les stimulants de la motilité colique

Le tégasérod indiqués pour le traitement de la constipation fonctionnelle et chronique chez les personnes de moins de 65 ans.

Santé Canada : le 30 mars 2007. À la demande de Santé Canada, Novartis Pharma Canada inc. suspend la mise en marché et la vente de Zelnorm* (maléate d'hydrogène de tégasérod) en comprimés au Canada afin de permettre une évaluation plus poussée d'importantes informations sur l'innocuité de Zelnorm.

4- Les laxatifs stimulants

Ils sont surtout utilisés pour la constipation fonctionnelle. C'est médicaments aide à soulager la constipation en stimulant la muqueuse colique et en inhibant l'absorption de l'eau. Il ne devrait être utilisé que deux ou trois fois par semaines. Le bisacodyle et les sénosides de séné, huile de ricin émulsionnée sont de cette catégorie. Les laxatifs stimulants sont quelques fois mal tolérés et peuvent provoquer de légères crampes abdominales, quelques fois un risque de diarrhée

5- Les laxatifs émollients

Tel que le docusate de sodium et le docusate de calcium permettent à l'eau de mieux pénétrer les selles et les ramollir et ainsi faciliter leur expulsion. Ces laxatifs émollients sont généralement bien tolérés mais peuvent dans certains cas présenter des crampes gastro-intestinales peu intenses et temporaires. Les laxatifs lubrifiants: Lubrifient les selles et facilitent leur évacuation. Les huiles végétales (olive, lin, canola, etc.) ou d'huile minérale vendue dans les pharmacies. On peut les utiliser par voie orale ou rectale. Peuvent provoquer de la diarrhée et des crampes à l'estomac.

Saviez vous ?

La constipation chronique serait la deuxième cause d'absentéisme au travail et fait l'objet d'un très grand nombre de consultations médicales. Elle serait même la deuxième cause d'absentéisme au travail, après le rhume. LE SYNDROME DU COLON IRRITABLE est une des pathologies les plus gênantes dans la vie quotidienne.

Références:

National Library of Medicine (Ed). Medline Plus Health Information, Health topics - Constipation, Medline plus

Natural Standard (Ed). Condition Center - Constipation, Nature Medicine Quality Standards

National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI.

www.naturaldatabase.com

National Institutes of Health. National Digestive Diseases Information Clearinghouse, Digestive Diseases - Constipation,NDDIC.

CONSTIPATION CHEZ LE NOURISSON

Les enfants allaités ont tendance à avoir des selles plus fréquentes et plus molles que les enfants nourris par des laits maternisés.

Bébé nourri par des laits maternisés (formule préparée):

Fréquence trois à cinq selles par jour

Bébé allaité:

Fréquence de dix (10) selles molles par jour à une (1) selle tous les dix jours

La fréquence des selles diminue avec l'âge pour atteindre (2) selles par jour vers l'âge de deux ans De trois ans à l'âge adulte, les selles varient entre trois fois par jour et trois fois par semaine chez 96 % des individus Au cours du premier mois de vie, le temps de transit est de 8 heures; à 2 ans, il est de 16 heures; entre 3 et 13 ans, il est de 26 heures et, chez l'adulte, il est d'au moins 48 heures.

Chez les nourrissons, il est important d'exclure toutes causes organiques de constipation (anomalies anatomiques ou maladie systémique).

Il reste que près de 95 % des cas de constipation en milieu pédiatrique demeurent de nature fonctionnelle. La défécation douloureuse en contractant le sphincter anal, créant ainsi une stase au niveau intestinal.

Les bébés alimentés au lait de vache peuvent présenter un problème de constipation Changer le lait de vache pour le lait de soya (Isomil, etc.) ou des préparations à base de protéines (Alimentum, Neocate, Enfamil etc.

Traitement :

Chez un nourrisson favorisez une fréquence de une à deux selles molles et non douloureuses par jour. Un émollient comme le docusate de sodium est un choix sécuritaire chez les enfants de tout âge pour amollir les selles. Le dosage peut vous être confirmé par votre médecin ou votre pharmacien. Chez les enfants de plus de six ( 6) mois, un apport en fibres et en jus est recommandé. (Le jus de pruneaux contenant du sorbitol )

L'autre alternative est le lactulose qui favorise le transit (par stimulation du péristaltisme intestinal) est souvent recommandé par les pédiatres. (2 à 10 ml par jour chez les enfants de moins d'un an.

Éviter chez les nourrissons l'huile minérale (Nujol, Lansoyl) et les laxatifs osmotiques salins (hydroxyde de magnésium, citrate de magnésium etc.) et les laxatifs stimulants sennoside (Senokot), Bisacodyl etc. qui peuvent créer des désordres électrolytiques, crampes abdominales, diarrhée, déshydratation.

Référence à consulter:

www.gastroresource.com

LA DIARRHÉE

La diarrhée se caractérise par la présence d'une quantité de selles émises:

  • Dans un volume plus important que la normale, (>300g/j)
  • Avec une plus grande fréquence (>3 selles / jour)

La diarrhée est une affectation intestinale qui rend les selles extrêmement molles voire même glaireuses et liquides. Elle est souvent associée de douleurs dans le bas du ventre pouvant aller jusqu'à des crampes légères à très douloureuses. La fréquence des selles est de plus de trois par jour et se manifestes par des odeurs fétides.

Si accompagnée de glaires ou de sang, la diarrhée se manifeste sur une plus longue période, voire quelques jours, une consultation s'impose pour écarter la possibilité d'une colite ulcéreuse.

La diarrhée est à surveiller chez les nourrissons car celle-ci peut provoquer une déshydratation parfois mortelle. (Il s'agit d'un vrai problème de santé publique, surtout dans les pays du tiers-monde où les maladies diarrhéiques sont responsables de près d'1,5 millions de décès annuels d'enfants de moins de cinq ans en 2006)

LES CAUSES DE LA DIARRHÉE :

On doit d'abord identifier s'il ne s'agit pas d'une diarrhée provoquée par le mode de vie (stress, angoisse) qui en serait la cause. Dès émotions intenses ou des événements récents, comme des pertes d'emplois, des mortalités de personnes proches, des séparations peuvent provoquer des périodes de stress et perturber le transit intestinal.

Les causes les plus fréquentes sont les intoxications par une bactérie, un virus ou un parasite.

  • Les intoxications alimentaires sont très fréquentes et peuvent être très éprouvantes. Il faut identifier rapidement leurs origines et la gravitée de l'infestation.
  • L'eau est souvent mise en cause dans plusieurs régions ou pays. L'infection se propage la plupart du temps par l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminée. Le spectre s'étend de la diarrhée bénigne des voyageurs (turista) jusqu'au choléra
  • Les gastroentérites d'origine virales ou parasitaires.
  • Les effets secondaires comme les antibiotiques qui perturbent la flore intestinale
  • Les diarrhées liées aux effets secondaires de tous les inhibiteurs de protéases
  • Certains médicaments comme les anti-VIH, le carbonate de calcium
  • La diarrhée est une complication fréquente des régimes de chimiothérapie. Certaines associations de ces agents sont liées à des incidences de diarrhées de l'ordre de 50 a 80 %.
  • La diarrhée associé à une allergie à l'origine de la consommation de repas trop épicés ou trop gras
  • La diarrhée peut aussi résulter d'une maladie, par exemple la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse, le syndrome du côlon irritable et l'hyperthyroïdie.
  • Clostridium difficile ou C. difficile est une bactérie qui cause la diarrhée et d'autres maladies intestinales plus graves comme la colite. Il s'agit d'une infection communément répandue dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée
  • Les intolérances alimentaires (lactose dans le lait de vache, sorbitol (substitut du sucre utilisé dans les gommes à mâcher sans sucre), gluten, etc.)
  • La diarrhée du sportif touchant en particulier les coureurs de fond, elle fait suite à l'ischémie reperfusion de l'intestin

À éviter lors de la diarrhée :

Aliments:
* Lait et produits laitiers
* Mets épicés
* Alcool
* Aliments et breuvage contenant de la caféine
* Certains jus de fruits (pruneau, orange)
* Aliments riches en fibres et en gras
Médicaments:
* Agents de masse (Métamucil)
* Emollients fécaux
* Agents qui augmentent la motilité gastro-intestinale (dompiridone, métoclopramide)

Traitement:

Il faut bien évaluer la gravité de la diarrhée, soit le nombre de selles par jour, la présence de selles la nuit ou des signes de déshydratation ainsi que le volume et la durée de la diarrhée.

Se questionner sur son l'alimentation et l'utilisation de médicaments qui pourraient être la cause de sa diarrhée. Des dommages à la muqueuse peuvent causer une déficience temporaire en lactase. On doit éviter de consommer des produits laitiers. Il est recommandé de manger de plus petits repas plus fréquents. (Bananes, riz, pâtes sans sauce, craquelin, rôties, pommes) La consommation de liquide est primordiale (deux à trois litres) par jour sous forme de soluté hydratant en y ajoutant une cuillérée a thé de sel et de sucre par litre.

Dans le cas de diarrhée légère a modérée, on peut utiliser le lopéramide ou Imodium (vendu en vente libre dans les pharmacies) qui diminue la mobilité des intestins en limitant la perte d'eau et de sels minéraux. (Non recommandé chez les enfants et les nourrissons)

Dans le cas d'une diarrhée causée à la suite d'un traitement par antibiotique, plusieurs souches bactériennes de type probiotiques peuvent aider à rétablir la flore intestinale. Consulter votre pharmacien qui vous recommandera un choix de probiotiques qui sera approprié pour ce type de diarrhée. (Les probiotiques vendus dans les épiceries ou magasin d'alimentation ne sont pas indiqués)

DIARRHEES CHRONIQUES DU NOURRISSON:

Cinq étiologies rendent compte de la quasi totalité des diarrhées chroniques du nourrisson. Ce sont :

- L'intolérance aux protéines du lait de vache
- La maladie coeliaque : couramment appelée intolérance au gluten est une maladie chronique qui empêche l'absorption des nutriments, des vitamines et des minéraux par l'intestin.
- La mucoviscidose ou fibrose kystique du pancréas: Cette maladie génétique, qui se transmet des parents aux enfants est, le plus souvent, découverte dès l'âge de 7 mois jusqu'à 5 ans. La mucoviscidose atteint le système respiratoire et le système digestif de l'enfant
- L'intolérance aux sucres
- La colite aspécifique du nourrisson: plus rare maladie, plus difficile diagnostiquer

Chacune de ces pathologies demande l'intervention d'un professionnel de la santé. N'hésitez pas à consulter votre pédiatre.

123Boutchou.com

AGENCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE du CANADA

LA DIVERTICULITE:

diverticulite

La diverticulose est la présence, souvent asymptomatique, de petites hernies muqueuses sur la paroi du côlon.
La paroi colique est formée de 4 couches différentes, qui se superposent:
la muqueuse à l'intérieur, la sous-muqueuse, la musculeuse, et la séreuse. Ces couches sont traversées de dehors en dedans par les vaisseaux sanguins, ce qui détermine des points de faiblesse dans la musculeuse. Un régime alimentaire pauvre en fibres alimentaires entraîne la formation de selles dures, nécessitant de fortes contractions irrégulières du côlon. Cette pression, exercée sur les points faibles de la musculeuse, forme des diverticules: hernies de muqueuse à travers la musculeuse, et refoulant la séreuse. L'affaiblissement naturel des muscles de l'intestin avec l'âge peut aussi favoriser la formation de diverticules.

Étiologie:

Les personnes qui ont des selles dures sont susceptibles à faire des efforts pour libérer l'intestin. La partie de l'intestin appelée sigmoïde est un endroit sensible, et ces efforts répétés amènent la formation de diverticules qui infectés (chez 10% de la population qui souffre de diverculose) provoque une diverticulite qui peut entraîner des complications graves.
Les diverticules peuvent être présents chez l'individu, toute une vie, sans s'infecter et provoquer de symptômes graves et conséquents.

Complications:

Un examen physique et une prise de sang sont nécessaires pour diagnostiquer une diverticulite.

Saignement et inflammation:

Si les selles et les bactéries quelles contiennent pénètrent dans les diverticules et les infectent en y demeurant trop longtemps (selles dures) et provoquer des ruptures de vaisseaux sanguins et causer des hémorragies par le rectum.
Faire la distinction avec les saignements rectaux qui sont souvent provoqués par des hémorroïdes ou des fissures anales. Si ces hémorragies sont importantes et persistantes il faut immédiatement se rendre d'urgence dans un centre hospitalier.
Si il y a inflammation des diverticules (diverticulite), celle-ci provoquera des douleurs intenses qui se feront sentir dans l'abdomen gauche au niveau du sigmoïde avec ou sans fièvre. La vessie, l'utérus et le vagin et les autres organes près de l'intestin peuvent être infectées.
Un traitement en milieu hospitalier peut-être nécessaire pour les sujets qui présentent une diverticulite grave. Environ 20 % des sujets présentant une diverticulite ont besoin d'une opération chirurgicale.

Ce qu'il faut éviter c'est la péritonite (inflammation du péritoine)
La péritonite est une infection grave qui peut déboucher sur la mort si elle n'est pas traitée, car la surface péritonéale est supérieure à la surface corporelle ; les conséquences locales et générales sont donc très rapides (L'infection provient d'une suppuration ou d'une perforation du tube digestif permettant à des bactéries d'atteindre le péritoine).
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Prévention:

La consommation de fibres (30 grammes par jour) est très importante pour la prévention des diverticules. Il faut éviter la constipation et les selles sèches et dures. Il faut augmenter sa consommation de fibre par petite quantité pour éviter les ballonnements et flatulences.
Il faut boire beaucoup, surtout si on augmente sa consommation de fibre. La quantité recommandée est de 8 à 10 verres par jour.
Il faut éviter les laxatifs : (laxatifs d'origine chimique)
Ils créer une accoutumance et perturbe le cycle de la digestion des aliments, accélère les mouvements naturels de l'intestin (péristaltisme).
Les laxatifs naturels pour faciliter le transit et traiter les constipations légères peuvent être utilisés à l'occasion comme les graines psyllium (Metamucil), le jus de pruneaux.
Suivre un régime alimentaire contenant beaucoup de fibre.

Consulter le Guide Alimentaire Canadien Autre ressource: wikipedia.org

LE REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN CHEZ LE NOURISSON (RGO)

Chez la grande majorité d'entre eux, le reflux sera de nature bénigne et n'entraînera pas de complications à court terme ou d'entrave à leur développement. Une résolution graduelle et spontanée des symptômes survient généralement vers l'âge de 6 à 12 mois, et ce, sans requérir à un traitement médical énergique.
Le reflux gastro-oesophagien (RGO) chez le nourrisson se caractérise par l'arrivée dans l'oesophage de liquide gastrique le plus souvent acide en provenance de l'estomac Ce liquide gastrique peut-être sous forme de régurgitations ou de vomissements. Une résolution graduelle et spontanée des symptômes survient généralement vers l'âge de 6 à 12 mois, sans requérir à un traitement médical.

Nous traiterons ici que les reflux gastro-oesophagien non compliqué

  • Régurgitations et/ou vomissements
  • Sans symptomatologie supplémentaire

En pratique pédiatrique, la prévalence de régurgitations pour les nourrissons et petits enfants varie entre 20 à 40% chez les nouveau-nés et 15 % à 20 % d'entre eux en présenteront plus de 4 par jour Ces régurgitations disparaissent spontanément une fois que l'anneau musculaire (sphincter) placé entre l'oesophage et l'estomac devient fonctionnel.

Le pic d'incidence du RGO de l'enfance survient généralement entre l'âge de un et quatre mois. Cinquante à 60 % des enfants de 6 mois et moins présenteront au moins un épisode de vomissements ou de régurgitation orale par jour, et 15 % à 20 % d'entre eux en présenteront plus de 4 par jour.

Un diagnostic de reflux gastro-oesophagien pathologique

Doit être retenu en cas de régurgitations trop fréquentes, trop abondantes, qui s'accompagnent d'une perte ou d'une prise insuffisante de poids, de douleurs, d'inconfort, de pleurs, de tortillements, d'accès de pâleur, avec ou sans vomissements.
Il fait aussi plus souvent des otites, des rhinopharyngites à répétition, signe que le reflux acide irrite le système respiratoire.

Enfin le RGO est une question de quantité et de sévérité du reflux:

Les enfants sains et les enfants malades ne se distinguent pas par la présence ou l'absence de régurgitations ou vomissements, mais par la fréquence, l'intensité, la gravité et la présence éventuelle de symptômes associés.
Des traitements souvent inutiles sont donnés aux nourrissons car la distinction entre les régurgitations simples et le reflux gastro-oesophagien n'est pas facile.
Il peut s'agir également de d'autres problèmes, comme une allergie de l'enfant aux protéines de lait

Les solutions:

Le bébé doit être tenu le plus verticalement possible après les boires.
En cas de régurgitations abondantes et gênantes, la solution la plus recommandée est l'allaitement, si c'est possible.
Les laits maternisés (Lait dont la composition est modifiée pour la rapprocher de celle du lait maternel) ainsi que la nourriture solide réduisent les symptômes.
Les diarrhées et la toux sont à surveiller avec l'utilisation des laits épaissis. De plus, le surplus de calories obtenu avec les agents épaississants peut être bénéfique pour les enfants de petit poids.
Lorsqu'on soupçonne une allergie aux protéines bovines, on peut essayer d'utiliser une formule sans ces protéines pendant une à deux semaines. Si la préparation lactée est changée pour du lait de soya, il faut demeurer vigilant puisque 20 % des enfants avec une allergie aux protéines bovines sont aussi allergiques au soya. (1)
Choisir des tétines à débit moyen. Le bébé fini par choisir sa tétine idéale. Fractionner les repas et les servir moins abondants en prévoyant des pauses pour faire un rot. Reposé le bébé dans son lit, à plat dos, après le rot principal. Les nourrissons dont recommandations et qui présentent les symptômes d'un reflux gastro-oesophagien compliqué devront recevoir un traitement.
Les enfants plus vieux et les adolescents, les symptômes cliniques s'apparentent davantage à ceux décrits chez les adultes. Consulter votre pédiatre ou votre médecin de famille si les régurgitations ou vomissements deviennent sévères et fréquents.

Traitement:

Les médicaments sont inutiles pour la plupart des régurgitations. Toutefois, quelques-unes, plus sévères ou si elles sont encore présentes au-delà de 12 à 18 mois, nécessitent sans doute un médicament en vente libre ou sur ordonnance.
Le but du traitement est de maîtriser les symptômes et de prévenir ses complications.
Chez le nourrisson souffrant de RGO, les antagonistes des récepteurs Hl de l'histamine sont utilisés en première ligne, en ajoutant les procinétiques au besoin. Chez les enfants plus âgés et les adolescents, les inhibiteurs de la pompe à protons sont souvent plus efficaces pour maîtriser les brûlements et les sensations du RGO. Les agents procinétiques aident à réduire les nausées ou les vomissements occasionnés par une diminution de la vidange gastrique. (1)
(1) le reflux gastro-oesophagien chez l'enfant. (Québec Pharmacie) décembre 2007 par Ingrid Wagner et Isabelle Laverdière.

L'avis du médecin: conseils à l'intention des parents et des soignants

L'essentiel sur l'allaitement

L'enquête sur l'alimentation du nouveau-né dans Lanaudière 2003-2004

REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN CHEZ LA FEMME ENCEINTE:

On estime qu'environ la moitié des femmes enceintes souffrent de brûlements d'estomac au cours de leur grossesse. Une hypothèse avancée serait l'augmentation de la pression abdominale reliée à l'accroissement du volume de l'utérus, mais il semble plus plausible que la diminution de la pression du sphincter œsophagien inférieur, en raison de l'augmentation d'une hormone appelée progestérone, soit la raison principale de l'origine de ce problème chez la femme enceinte ainsi que certains facteurs mécaniques. Les brûlements d'estomac et les reflux sont des symptômes qui apparaissent souvent au cours de la grossesse.

TRAITEMENT:

Le traitement non médicamenteux:

  • Ne pas s'allonger après les repas
  • Ne pas manger au cours des trois soir avant d'aller se coucher
  • Manger lentement, bien mastiquer
  • Elever la tête du lit d'une dizaine de centimètres
  • Eviter les aliments tels que le chocolat, la menthe, certains mets trop gras ou épicés, le café, l'alcool et le tabac et les boissons gazeuses à base de cola
  • Ne pas boire de boissons très chaudes ou de boissons très froides
  • Enfin il vaut mieux éviter les fritures, les oignions frits, les charcuteries, le lait entier, le fromage, les sauces riches et les viandes grasses

Pour un traitement médicamenteux, les anti-acides peuvent être utilisés, mais la posologie recommandée doit être strictement observée.

Les alginates (Graviscon) sont à préférer aux préparations à base d'aluminium.

Reflux gastro-oesophagien pathologique (RGOP)

Avec la présence de brûlements épigastriques ou rétro sternaux, pyrosis et régurgitation, les traitements sont les mêmes que chez la population adulte. Il est causé par un dysfonctionnement du sphincter oesophagien inférieur. Un diagnostic doit être posé par un médecin qualifié.

L'œsophagite (inflammation de l'œsophage) se présente rarement chez la femme enceinte. Les symptômes rencontrés durant la grossesse disparaissent habituellement après l'accouchement.

LES TROUBLES GASTRIQUES:

Ils sont les pathologies les plus rencontrées en consultation chez les professionnels de la santé.

1- Le reflux gastro-œsophagien

2- La dyspepsie

3- L'infection à H.pylori

4- Lésions causées par les anti-inflammatoires non stéroïdiens

5- L'ulcère gastrique

1- LE REFLUX OESOPHAGIEN (RGO)

(le reflux gastro-oesophagien pathologique)

Le RGO se définit comme le retour d'une partie du contenu de l'estomac dans l'œsophage.
Il s'agit d'un phénomène normalement intermittent et asymptomatique qui se produit chez tous les sujets, en particulier en période postprandiale (après les repas). Caractérisé par des symptômes et/ou des lésions désignées sous le terme d'oesophagite. Le reflux du contenu gastrique est alors dans la majorité des cas anormalement fréquent et/ou prolongé. Il résulte d'une anomalie de la motricité oesophagienne. (L'œsophage est le tube reliant la bouche à l'estomac)
Un muscle appelé sphincter s'ouvre pour laisser entrer les aliments dans l'estomac, puis il se referme pour empêcher le contenu acide de l'estomac de remonter dans l'œsophage

Le RGO apparaît lorsque le contenu de l'estomac remonte sans effort de vomissement dans l'œsophage et parfois même jusqu'à la bouche.(Régurgitations acides)

Le RGO fréquent et grave est un facteur de risque du cancer de l'œsophage. C'est le deuxième cancer dont la fréquence augmente le plus en Amérique du Nord.

Les symptômes les plus courant du RGO

En plus du goût sûr et amer laissé dans la bouche, ce sont les douleurs ressenties sous forme de brûlures d'estomac, des ballonnements, des nausées et une douleur pour avaler la nourriture.

Traitement:

On peut s'adresser au pharmacien dans les cas ou ces symptômes ne sont pas ressentis sur une longue période et demeurent bénins.
* Les anti-acides
Composés de calcium, sodium, magnésium, aluminium, sont des médicaments indiqués dans ces cas. (Tums, Maalox, Diovol,Rolaid etc.) Ils combattront le surplus d'acide dans l'estomac et offriront une protection à l'œsophage.
* Les alginates (Graviscon)
Ils sont indiqués et même recommandé pour le reflux gastro-œsophagien. Ils enrobent le contenu de l'estomac avec une mousse qui protège ainsi l'œsophage.
Les anti-acides et les alginates sont en vente libre dans les pharmacies et se présente sous la forme liquide ou en comprimé croquables de différentes saveurs.
* Les anti-h2:
Pris avant les repas, ils diminuent la sécrétion de d'acide dans l'estomac. Zantac, Pepcid, Axid sont les marques commerciales en vente libre au Canada. Le pharmacien vous informera du dosage recommandé.
Si c'est médicaments ne soulage pas les douleurs et les symptômes persistent, n'hésitez pas à consulter votre médecin.
D'autres catégories de médicaments, sur ordonnance seulement, ont une action plus spécifique sur le RGO:

Les inhibiteurs de la pompe à proton:

Ils suppriment la production d'acide dans l'estomac. Le médicament est prescrit habituellement à prendre une ou deux fois par jour, 30 minutes avant les repas, pour une période de (4) semaines. (Losec, Pantaloc, Pariet, Nexium, Prévacid ou un médicament générique équivalent)

Les agents de la motilité des voies digestives:

Ils agissent sur le mouvement de l'œsophage (péristaltisme)
Dompéridone
Ou
Métoclopramide
suivant le diagnostic établi par votre médecin

2- LA DYSPEPSIE:

(du grec mauvaise digestion)

Tous ces symptômes (brûlures d'estomac, régurgitation d'acide, éructation excessive, augmentation des ballonnements abdominaux, nausées, sensation de digestion anormale ou lente ou sensation de satiété précoce) décrivent la " dyspepsie "
Médicaments procinétiques (stimulant la motilité)

Il n'existe pas de fortes preuves à l'appui de l'utilisation des médicaments procinétiques pour la dyspepsie. Les médicaments de cette classe, tels que Motilium® (dompéridone) et Maxeran® (métoclopramide) n'ont pas fait l'objet d'études adéquates. Des médicaments plus nouveaux pourraient bien un jour se révéler plus utiles.

wikipedia.org

3- L'INFECTION À H.PYLORI

Helicobacter

Traitement de l'infection par Helicobacter pylori:

Helicobacter pylori est une bactérie qui infecte la muqueuse gastrique. 80 % des ulcères gastro-duodénaux sont causés par des infections de H. pylori, même si chez la plupart des humains infectés, la maladie reste asymptomatique. H. pylori vit exclusivement dans l'estomac humain et est le seul organisme connu pouvant survivre dans un environnement aussi acide.

Elle possède une forme hélicoïdale (d'où le nom de " Helicobacter ") et peut se visser dans la paroi stomacale afin de la coloniser. Le type de traitement le plus souvent utilisé actuellement consiste en l'association de deux antibiotiques et d'un IPP tel que définit plus haut.
Référence:

wikipedia.org

4- LES ANTI-INFLAMMATOIRES NON STÉROÉDIENS (AINS)

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, souvent abrégés en AINS, sont des médicaments aux propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Ils réduisent la douleur, la fièvre et l'inflammation. Le terme " non stéroïdien " est utilisé pour les distinguer des glucocorticoïdes (cortisone), qui (parmi un large éventail d'effets) ont une semblable action anti-inflammatoire.
Les AINS entravent l'activité des prostaglandines, les réactions chimiques naturelles qui protègent et réparent les cellules

Les deux plus connus sont l'aas (Aspirin) et l'ibuprofène (Advil, Motrin)

Les effets secondaires les plus fréquent des AINS sont:

La constipation et l'indigestion (dyspepsie), parce que la plupart des anti-inflammatoires sont acides et favorisent la production d'acide gastrique.

Il est fortement recommandé de prendre ces médicaments en mangeant et boire beaucoup d'eau. Si vous avez des maux d'estomac, essayez de moins consommer de ces irritants gastriques. N'hésitez pas à consulter.

5- L'ULCÈRE GASTRIQUE ET DUODÉNAL

DÉFINITION

L'ulcère est une destruction localisée de la muqueuse, dont les caractères anatomiques (profondeur de la perte de substance) et évolutifs (tendance à la récidive après cicatrisation) permettent de le distinguer de l'ulcération aiguë plus superficielle. Bien qu'il existe des particularités propres à chacune des localisations, l'ulcère duodénal et l'ulcère gastrique sont indissociables. Leur morphologie est identique, leur coexistence assez fréquente, leurs complications souvent similaires.

ULCÈRES GASTRIQUES ET DUODÉNAUX: LES DIFFERENCES

L'ulcère gastrique (de l'estomac) est deux à trois fois moins fréquent que l'ulcère duodénal. Il touche autant les hommes que les femmes. Le nombre de nouveaux cas par an augmente constamment avec l'âge.

Il n'a pas de caractère héréditaire prouvé, il peut se compliquer (hémorragie, perforation, sténose, c'est-à-dire rétrécissement) et il peut surtout dégénérer, c'est-à-dire être à l'origine de certains cancers ulcériforrnes.

L'ulcère duodénal est deux à trois fois plus fréquent que l'ulcère gastrique et deux à trois fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Son incidence est maximale à l'âge de 55 /65 ans puis diminue brutalement. Son caractère héréditaire est très probant. Il présente les mêmes complications que l'ulcère gastrique, mais il ne dégénère pas.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES D'UN ULCÈRE GASTRODUODÉNAL?

La douleur est le symptôme essentiel de l'ulcère.

Le syndrome ulcéreux typique est constitué par des douleurs épisodiques (périodes douloureuses d'une durée de 2 à 8 semaines), à type de crampes, rythmées par les repas (c'est-à-dire survenant 1 à 4 heures après un repas et calmées par l'alimentation). La douleur peut être également perçue comme une sensation de s faim douloureuse ou comme une brûlure. La localisation habituelle de la douleur est l'épigastre. Une localisation postérieure avec une irradiation dorsale est fréquente. Il faut savoir qu'une douleur dans le dos, dans un tiers des cas, peut être révélatrice d'une maladie ulcéreuse.

L'OESOPHAGITE (inflammation de l'œsophage):

Ils existent plusieurs catégories d'oesophagites :

L'oesophagite par reflux (peptique):

Il s'agit d'une inflammation de la muqueuse de l'œsophage. Un malaise qui peut apparaître après un repas, souvent quand on se penche ou on s'allonge, résultat de remontées acides provenant de l'estomac. Une personne atteinte d'œsophagite peptique peut avoir de la difficulté à avaler des aliments solides ou liquides.

L'oesophagite infectieuse:

Inflammation de la muqueuse de l'oesophage se manifestant après un reflux gastro-oesophagien, une chimiothérapie récente, les traitements par corticostéroïdes général, la prématurité et le diabète.
L'incidence des oesophagites infectieuses tend à croître avec l'augmentation de l'usage des corticoïdes, de la chimiothérapie et celle de l'immunodéficience et du SIDA. Le champignon le plus fréquemment rencontré et responsable d'infection est le candida.

L'oesophagite caustique :
Elle consiste en une inflammation de la muqueuse de l'œsophage. Plus rare et souvent accidentelle ou volontaire due à l'ingestion de substance caustique (soude ou divers acides)

Dans les cas graves, la paroi de l'œsophage peut présenter des ulcérations. Les oesophagites doivent être traitées rapidement pour éviter toutes complications médicales qui pourraient survenir.

Pour en connaître plus consulter le site SantéWeb article du Docteur WATRIN Nancy

HERNIE HIATALE

hernie hiatale

Une hernie hiatale est le passage d'une partie de l'estomac dans le thorax au travers de l'orifice hiatal (orifice du muscle diaphragmatique, limité par les piliers du diaphragme, à travers lequel passent l'œsophage et l'aorte).
Cette situation est le plus souvent asymptomatique mais elle favorise le reflux gastro-œsophagien.

Les hernies hiatales touchent 20% de la population. De plus, la fréquence augmente avec l'âge

Elle peut prendre deux formes : par roulement ou par glissement.

  • La hernie par glissement se produit lorsque la partie supérieure de l'estomac et la jonction gastro-œsophagienne se déplacent vers le haut.
  • La hernie par roulement, moins fréquent, arrive lorsqu'une partie de l'estomac roule le long de l'œsophage.

SYMPTÔMES

  • Pyrosis (sensation de brulure rétro-sternale), parfois postural (augmente en position antéfléchie: signe du lacet, soulagé en position debout ou assis)
  • Reflux gastro-œsophagien
  • Toux nocturne, douleurs pharyngées nocturnes
  • Dysphagie (difficultés pour avaler)
  • Extrasystoles

Des symptômes: traitement du reflux gastro-œsophagien par anti-ulcéreux (type Mopral) et prokinétiques gastriques (type Motilium)
De la hernie: le traitement nécessite une intervention chirurgicale, pour rétablir l'anatomie. Cette chirurgie n'est indiquée qu'en cas de signes invalidants: reflux gastro-œsophagien résistant au traitement médical, ou douleurs liées à la hernie par roulement.

Références:
wikipedia.org
www.santeweb.com